Le secret des coulisses : Comment la bibliothèque de votre salon est devenue un champ de bataille silencieux ?

1. Les impacts de la digitalisation sur le monde de l’édition

Le vent de la digitalisation a soufflé sur tous les secteurs, et celui de l’édition n’y a pas échappé. Nous jugeons cette évolution inévitable, car elle offre d’énormes possibilités, aussi variées que créatives. Cependant, elle représente un gros défi pour les maisons d’édition traditionnelles qui doivent faire face à la numérisation de leurs ouvrages.

Ainsi, les livres physiques cohabitent désormais avec leurs homologues numériques, les eBooks, sur l’étagère virtuelle. Un lecteur peut désormais avoir accès à une bibliothèque entière dans le creux de sa main.

Les chiffres le démontrent : d’après l’institut GfK, les ventes d’eBooks ont augmenté de 7,9% en 2019, tandis que celles des livres imprimés ont connu une baisse de 1,6%.

2. Réussites et échecs dans l’adaptation des maisons d’édition à la numérisation

Dans ce contexte de disruption digitale, nous avons constaté que certaines maisons d’édition ont su tirer leur épingle du jeu. HarperCollins Publishers, par exemple, a su profiter de la situation. En ces temps de confinement, l’éditeur a enregistré une hausse de 200% de ses ventes en ligne, signe que le public s’adapte au format numérique.

D’autres, malheureusement, ont raté le tournant numérique et subissent les conséquences. Parmi les exemples les plus représentatifs, mentionnons Barnes & Noble. La célèbre chaîne de librairies américaine a vu sa part de marché s’effriter au profit d’acteurs numériques comme Amazon.

3. Quelles solutions émergentes pour un équilibre entre livres papier et numériques ?

Alors, dans une époque où tout devient numérique, comment maintenir l’équilibre entre livres papier et numériques ?

Nous pensons d’abord à des formules d’abonnement hybrides, comme celle proposée par Amazon, où pour un prix mensuel, le lecteur a accès à une myriade de livres numériques, mais peut aussi choisir d’en commander en version imprimée.

On pourrait également envisager une forme de “book-crossing” numérique, pour permettre à des communautés de partager leurs collections de livres numériques, tout en respectant les droits d’auteurs.

Enfin, un point crucial : pour continuer à attirer les lecteurs vers les livres papier, il faut soigner leur esthétique. L’aspect visuel d’un livre compte, et il peut même devenir un objet de décoration en soi.

Le tweet d’une utilisatrice de Twitter résume bien la situation : “Il y a une certaine magie à tenir un livre papier que même la meilleure des liseuses ne pourra jamais reproduire.” Et vous, quel est votre choix : papier ou numérique ?